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Le président du Groupe de la Banque mondiale loue le Liban et la Jordanie d’avoir accueilli des réfugiés syriens


À Washington
Lara Saade
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À Beirut
Mona Ziade
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In Cairo for IFC
Riham Mustafa
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Amman, Jordanie, 4 Juin 2014 – Le dernier jour de sa visite au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, s’est rendu dans le camp de réfugiés de Zaatari en Jordanie pour attirer l’attention du monde entier sur la détresse des réfugiés et les répercussions de la crise syrienne sur les pays voisins. M. Kim a vivement engagé la communauté internationale à reconnaître la contribution exceptionnelle du Liban et de la Jordanie qui accueillent un nombre considérable de réfugiés, et à porter son aide à un niveau qui reflète l’ampleur de la crise.
 
« Les pays voisins de la Syrie, en particulier la Jordanie et le Liban, assument la responsabilité de maintenir la stabilité dans la région en hébergeant près de 2 millions de réfugiés », a fait valoir M. Kim en dehors du camp de Zaatari. « La communauté internationale doit intervenir et prendre les mesures qui s’imposent. »
 
M. Kim a saisi l’occasion offerte par ce déplacement de trois jours, non seulement pour attirer l’attention sur les besoins immédiats, mais aussi pour présenter sa vision du potentiel considérable de la région et des mesures qu’il importe de prendre pour le réaliser. Dans le discours qu’il a prononcé la veille à Beyrouth (Liban), M. Kim a fait valoir que la région se trouvait à la croisée des chemins et que le moment était venu d’adopter un plan pour reconstruire et ériger les fondations d’un avenir plus juste et plus prospère, même dans le contexte de la crise humanitaire. Le Groupe de la Banque mondiale, a-t-il ajouté, utiliserait toute la gamme de ses ressources pour appuyer un tel effort.
 
 « Pour la Syrie comme pour le Liban, la Jordanie, la Turquie et l’Iraq, ce processus de préparation de la paix ne sera pas facile », a indiqué M. Kim devant un auditoire composé d’étudiants universitaires et de responsables de l’action publique. « Mais la guerre prendra fin. Nous devons maintenant préparer les plans de développement pour le jour où les canons syriens cesseront de tonner et où un gouvernement reconnu au plan au plan international assurera la paix et la stabilité. »
 
Durant ce voyage qui l’a amené en Arabie Saoudite, au Liban et en Jordanie, le président du Groupe de la Banque mondiale a exposé la nécessité de préparer la paix aux dirigeants politiques, à la société civile et au secteur privé. En Arabie Saoudite, M. Kim a rencontré des fonctionnaires et des représentants des fonds arabes de développement dans le but de renforcer les partenariats et d’accroître l’envergure de l’appui aux pays en transition. M. Kim a exprimé sa profonde reconnaissance à l’Arabie Saoudite qui collabore étroitement avec la Banque pour aider le Yémen durant son processus de transition. L’Arabie Saoudite a fourni une contribution de 3,25 milliards de dollars en faveur du Yémen (dont 1 milliard a été déposé à la Banque centrale du Yémen) pour aider ce dernier à développer son économie.
 
Durant sa visite au Liban, le président du Groupe de la Banque mondiale s’est rendu dans une école publique de Beyrouth pour constater de lui-même les pressions exercées sur le système scolaire par les enfants syriens réfugiés. L’augmentation de la demande de services d’éducation accroît le coût de ces services et compromet leur qualité. Lors de ses réunions avec les dirigeants politiques, M. Kim a réaffirmé la détermination de la Banque à promouvoir les objectifs de développement à long terme du Liban tout en s’efforçant d’obtenir l’appui de la communauté internationale pour renforcer la capacité des communautés et des institutions du pays à absorber les chocs exercés par la crise syrienne. Dans le cadre d’une réunion distincte tenue avec la communauté des bailleurs, M. Kim a instamment prié les représentants de ces derniers de contribuer — rapidement et généreusement — à un fonds multidonateurs de la Banque mondiale constitué pour le Liban.
 
Durant les réunions qu’il a eues avec le Roi Abdullah II de Jordanie et différents dirigeants politiques, le président du Groupe de la Banque mondiale a tenu un discours similaire pour offrir une aide conçue d’une part à faire face à la crise syrienne et d’autre part à préparer le terrain à une croissance solidaire. « Nous collaborons plus étroitement que jamais avec les Nations Unies pour associer à l’humanitaire immédiate un appui au développement à long terme ” explique M. Kim.  « Il est essentiel de fournir un soutien supplémentaire à la Jordanie et au Liban pour leur permettre de faire face à la situation tout en continuant de s’employer à mettre en place les conditions nécessaires pour que la région puisse réaliser son potentiel considérable. »
 
M. Kim a été accompagné durant ce voyage par Inger Andersen, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région MENA, et par Mouayed Makhlouf, directeur de la Société financière internationale pour la Région MENA.
 
Le portefeuille de projets en cours du Groupe de la Banque mondiale (BIRD, IDA, IFC, MIGA) dans la Région MENA, qui est actuellement de 16 milliards de dollars, augmente régulièrement depuis quelques années. Les nouveaux engagements du Groupe de la Banque pour l’exercice 14 atteignent presque 5 milliards de dollars.
 
La visite du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, en Jordanie, est l’une des trois étapes d’un déplacement qui a mené le président également en Arabie saoudite et au Liban.  
 
À propos du Groupe de la Banque mondiale
Le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle essentiel dans les efforts déployés dans le monde pour mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée. Il se compose de cinq institutions : la Banque mondiale, qui regroupe elle-même la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (IFC) ; l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Ces institutions collaborent dans plus de 100 pays pour leur fournir les financements, les conseils et l’ensemble des solutions qui leur permettent de faire face aux défis les plus urgents du développement. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org, www.miga.org et ifc.org.