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Le volume d’investissement record d’IFC en Afrique souligné par de nouveaux partenariats et des projets innovants


A Dakar:
Kimberlee A. Brown

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Email :
kbrown@ifc.org

A Paris:
Oliver Griffith
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Email :
ogriffith@ifc.org


Dakar, Sénégal, 31 août 2010 – IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd’hui la réalisation d’un volume d'investissement record en Afrique subsaharienne pour l’exercice budgétaire 2010, témoignant ainsi d’un engagement marqué en faveur du développement du secteur privé dans la région. IFC a à son actif un nombre important d’activités à travers divers secteurs dans la région, en ligne avec ses  priorités stratégique  qui visent à intensifier ses interventions dans les pays aux revenus les plus faibles et les Etats affectés par des conflits – pays et états majoritairement regroupés en Afrique.

Au cours de l’exercice budgétaire 2010, les investissements directs d’IFC ont atteint 2,4 milliards de dollars, passant ainsi pour la première fois la barre de 2 milliards de dollars. IFC a également mobilisé un montant de 1,1 milliard de dollars supplémentaires, fournis par d'autres investisseurs, et approuvé 40 nouveaux projets de Services de Conseil au cours de l'exercice budgétaire 2010.

« Le volume d’investissement record d’IFC, sa capacité à mobiliser des fonds auprès de tierces parties et ses nombreuses activités de Services de Conseil sont une contribution considérable au développement du secteur privé en Afrique », a affirmé Yolande Duhem, Directrice pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.  « IFC s’est véritablement engagée à faire plus en Afrique afin de démontrer une bonne pratique des affaires, d’encourager d’autres organisations à s’engager dans la même voie et, finalement, d'avoir un impact substantiel  sur la vies des gens qui bénéficieront des nouvelles opportunités, emplois, services, bonnes pratiques, ainsi que de la croissance soutenue que peuvent engendrer des investissements privés en hausse».

L’année dernière au Sénégal, par exemple, IFC a lancé son premier projet d’électrification rurale dont l'objectif est de raccorder près de 20 000 nouveaux ménages dans 298 villages d'ici 2013 au moyen de raccordements au réseau électrique et d’installations de production d'énergie solaire individuelles. Un récent partenariat conclu avec MicroCred Sénégal devrait également permettre de créer 400 emplois directs et servir au moins 50 000 micro entrepreneurs dont, dont la moitié devrait être des femmes. IFC, dans sa mission de soutien au développement du secteur privé  dans les pays affectés par des conflits, a récemment nommé  un représentant résident en  Côte d’Ivoire.

Sur les 2,4 milliards de dollars investis dans ces pays, plus de 400 millions de dollars a été consacré au développement des micro-, petites et moyennes entreprises. 1,2 milliards de dollars à des programmes/projets ciblant particulièrement les pays d’Afrique de l'Ouest et centrale. 670 millions de dollars supplémentaires ont été consacrés à 22 programmes régionaux. Plus de 68 millions de dollars ont été consacrés à l’atténuation des effets du changement climatique sur le continent.

Durant l’exercice budgétaire 2010, le nombre de projets actifs de Services de Conseil d’IFC s’élevait à 168, dont 70 % (en vertu d’un mandat de gestion) réalisés  dans les  pays les plus pauvres de la région, les  pays AID.

L’Asset Management Company d’IFC entamait ses opérations pour la première année, contribuant à hauteur de 140 millions de dollars aux investissements réalisés en Afrique subsaharienne dans les secteurs industriel et financier, grâce à des investissements réalisés parallèlement à ceux d'IFC. IFC AMC, filiale à cent pour cent d'IFC, investit les capitaux de tierces parties, permettant à des investisseurs extérieurs de bénéficier de l'expertise d'IFC, d’obtenir un fort rendement du capital investi, et d’avoir un impact positif sur le développement dans les pays dans lesquels elle investit. IFC a mobilisé des investissements supplémentaires au moyen de crédits consortiaux  et d'un Programme global de liquidité pour le commerce extérieur.  

La stratégie d’IFC en Afrique repose sur trois piliers principaux : améliorer l’environnement des affaires, accroître le soutien aux micro-, petites et moyennes entreprises, et développer des projets dans les secteurs prioritaires. IFC se concentre également sur le développement des infrastructures, l'avancée des services de santé, le développement de l’agro-industrie et la promotion du redressement des pays affectés par des conflits.

À propos d’IFC

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution internationale de développement au service du secteur privé dans les pays en développement. IFC œuvre pour permettre aux individus d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie. Elle crée des opportunités en apportant des financements aux entreprises pour les aider à créer des emplois et à fournir des services essentiels, en mobilisant des capitaux auprès d’autres bailleurs de fonds, et en fournissant des services de conseil pour promouvoir un développement durable. Durant la période d’incertitude économique actuelle, nos nouveaux investissements ont atteint le chiffre record de 18 milliards de dollars pour l’exercice financier 2010. Pour plus d’informations, consulter le site
www.ifc.org.

Les principales transactions effectuées au cours de l’exercice 2010


·        31 pays ont bénéficié des 2.4 milliards d’investissement engagé directement par IFC au cours de l’exercice fiscal 2010 ; par comparaison, seulement 30 pays ont bénéficié de 1,8 milliards de dollars au cours de l’exercice précédent. Les pays bénéficiaires sont : l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Libéria, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, la Sierra Leone, Sao Tomé et Principe, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, le Togo, l'Ouganda et la Zambie.

·        En juin 2010, IFC a accordé un prêt de 14 millions d’euros au GRIMAS afin d’aider le groupe à moderniser ses opérations au Mali et à étendre ses opérations à la Côte d’Ivoire et au Sénégal, permettant de multiplier les opportunités professionnelles en Afrique de l’Ouest et de promouvoir l'intégration économique régionale. GRIMAS, l’un des acteurs  les plus importants du secteur de l’industrie agroalimentaire au Mali, utilisera le prêt pour accroître sa capacité de production et améliorer ses normes opérationnelles, environnementales et sociales.

·        En novembre 2009, IFC est devenue la première institution financière non locale à émettre une obligation libellée en francs CFA (XAF). Le produit de l’obligation de 20 milliards de XAF (équivalent à 43 millions de dollars) d’une durée de cinq ans a permis de faire des prêts aux petites et moyennes entreprises dans six pays d’Afrique centrale et de redynamiser  les marchés de capitaux dans la région. Une partie des fonds générés par cette opération a permis de financer le  projet de Télécommunication de Millicom au Tchad, ainsi qu’un programme de financement en faveur d’Ecobank au Cameroun, en République centrafricaine, et au Tchad.

·        En mai 2010, IFC a conclu un accord avec HeidelbergCement AG en vue de souscrire au capital à hauteur de 110 millions de dollars. Ce projet permettra d’améliorer l'efficacité énergétique et de  développer la capacité des opérations de la société, lui permettant ainsi de réduire son empreinte carbone au Bénin, au Gabon, au Ghana, au Liberia, en Sierra Leone, en Tanzanie et au Togo. S’en est suivi le premier investissement jamais réalisé par le Fonds Afrique, Amérique latine et Caraïbes d'IFC, engageant jusqu’à 35 millions de dollars. HeidelbergCement AG prévoit d'utiliser ces fonds pour développer sa capacité de broyeurs à ciment au Liberia et financer d'autres projets, comme la construction et la rénovation des capacités de ses broyeurs et fours au Ghana, au Togo et au Gabon. Ces plans contribueront au développement des secteurs locaux des infrastructures et du logement, amélioreront les niveaux de l’offre et de la production du ciment produit localement, et généreront des opportunités d'emploi.

·        En février 2010, IFC, l’Office National de l’Electricité, connu sous le nom d’O.N.E., et Comasel de St. Louis se sont associés pour signer un accord de souscription se rapportant à la première concession d’électrification rurale du Sénégal. Il s’agit du premier projet d’électrification rurale d’IFC, et son objectif est de raccorder près de 20 000 nouveaux ménages dans 298 villages d'ici 2013 au moyen de raccordements au réseau électrique et d’installations de production d'énergie solaire individuelles.

·        En février 2010, IFC a souscrit au capital de MicroCred Sénégal à hauteur de 574,6 millions de francs CFA (1,2 millions de dollars) dans l'objectif la compagnie à développer ses activités. MicroCred Sénégal bénéficiera également d’un don pour lui permettre d’augmenter ses opérations et financer les Services de Conseils d’IFC susceptible d’améliorer sa capacité. Au cours des trois prochaines années, IFC estime que MicroCred Sénégal favorisera la création de  400 emplois directs et pourra désservir au moins 50 000, au moins pour la moitié  des femmes.

·        En septembre 2009, IFC a favorisé  la signature d’un accord de concession de 25 ans entre le gouvernement du Bénin et le Groupement Bolloré sur  le  terminal de conteneurs du dock sud du port de Cotonou. Ce projet permettra entre autre de  favoriser les échanges commerciaux entre les pays enclavés d'Afrique de l’Ouest et le reste du monde. Le département de Services de Conseils d’IFC a  assisté le gouvernement du Bénin dans le processus d'appel d'offres pour cette concession. Le terminal devrait permettre d’améliorer la performance et la sécurité du port, de développer la capacité de ce dernier et de réduire les frais.

·        En mai 2010, IFC a annoncé une souscription, à hauteur de 12,5 millions d’USD, au capital du Central Africa Small and Medium Enterprise Funds, qui à son tour souscrira  à des actions dans des petites entreprises en  Centrafrique. La société concentrera ses activités dans un premier temps en Centrafriques. Le fonds, géré par XSML, un gestionnaire de fonds d’investissement social basé aux Pays-Bas, et par Cenainvest, un gestionnaire de fonds PME basé au Cameroun, a pour objectif de mobiliser un total de 25 millions de dollars auprès d'autres institutions de financement du développement ainsi qu’auprès du secteur privé. IFC s’est également engagée pour un montant de 13,5 millions de dollars dans un fonds similaire, le Ventures West Africa Fund, avec pour objectif de satisfaire les besoins des petites entreprises au Liberia et en Sierra Leone.

·       En juin 2010, IFC s’est associée avec Life Healthcare Group Limited, un grand prestataire de soins sud-africain, afin d’encourager les investissements entre pays émergents et de favoriser le transfert l'expertise sud-africaine en matière de gestion hospitalière. Ce partenariat à consisté à souscrire  un montant d’environ 93,1 million de dollar, soit %5 du capital de  Life Healthcare,  et financer conjointement la création d’ une filiale lui permettant de lancer proactivement ses opérations  au niveau international.